SERGEY KONONOV
Paris: 46 & 57, rue du Temple5 September – 10 October 2026
Opening: Saturday, 5 September, 6 – 8pm
Press Release
Galerie Max Hetzler, Paris, is pleased to present a solo exhibition of new works by Sergey Kononov. This is the artist’s second exhibition with the gallery, and his first in the Paris space.
For the exhibition, Kononov presents a new selection of paintings. Based on photographs taken by the artist over the last five years, the works offer intimate depictions of friends and family. Translating the immediacy of the photographic medium into rich, painterly form, Kononov’s compositions are meticulously rendered in oil on canvas. Slowed down and suspended in time, they capture something of the fleetingness of existence. Couples are portrayed in naked embraces, whilst lone figures recline in states of daydream. In one work, a young man poses unselfconsciously in the nude, his gaze towards the viewer. In another, a man tattoos the flesh of his lover. Encapsulating the raw vulnerability and rebellious confidence of youth, the images are flooded with familiarity and longing. Like portals through time, they stand as monuments of memory.
Kononov’s paintings are built in a layered, painstaking process. In works such as Svitlana and Slavik, 2026, his subjects are painted against a monochrome background. Shrouded in a deep, velvety green, the couple’s bodies entwine like a single organism floating through space. Distended and elongated in their togetherness, they appear lost to the world around them. In another work, Kononov experiments with a new, pared-back palette. The composition depicts two female lovers immersed in white space. Pressed up against each other, their bodies capture the fluctuating hues of bare skin, as loose strands of hair fall across their faces like a gossamer veil. As the viewer’s eye adjusts, the sparse surroundings shift from seeming abstraction into crinkled bedsheets and intersecting walls. Within this structural fluidity, the artist challenges himself to explore the tonal variations that emerge in the absence of colour.
In his larger works, Kononov depicts his subjects in elaborate interior scenes. In one, a male nude stands with a cigarette in hand on a herringbone floor. The polished wooden sideboard behind him is as intricately painted as the protagonist himself. Swirling and blooming, the wood grain mirrors the supple elasticity of the figure’s legs, which all but collapse into their surroundings. In another, the artist portrays his grandmother: she lies on a pink floral quilt in a red and blue patterned dress. Resting with her head on one hand, her languid pose is belied only by the vibrant clash of materials. Characterised by the grainy aesthetic of a bygone era, Kononov’s paintings are charged with a yearning for the past. They effervesce and hum, spilling into the present, even as time stands ostensibly still.
Marking a subtle shift in direction, Kononov positions portraiture at the centre of his new paintings. Here, something of his subjects’ inner-selves seems to permeate through their outer-parameters, as light rebounds off the contours of their faces and bodies. The works draw on a range of art historical precedents – from Botticelli’s use of light without shadow to the rhythmic brushwork of Vincent Van Gogh, Paul Gauguin’s heightened colour, and the elongated figures of Egon Schiele. In defiant contrast to the socio-political turmoil of his homeland, Kononov’s paintings offer contemplative moments of respite.
Sergey Kononov (b. 1994, Odesa, Ukraine) lives and works in Paris, France. The artist’s work has been the subject of institutional solo exhibitions at Théâtre National de La Criée, Marseille (2020); Ukraine National Art Museum, Kyiv (2015); and the Museum of Odesa Modern Art (2014). Kononov’s works are in the public collections of the FOLTA Foundation, Wroclaw; Fondazione Sandretto Re Rebaudengo, Turin; Fondation Francès, Clichy / Senlis; Lyra Art Foundation; and Museum of Odesa Modern Art.
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Galerie Max Hetzler
Anaïs Gensollen
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Galerie Max Hetzler, Paris, a le plaisir de présenter une exposition personnelle de nouvelles œuvres de l’artiste ukrainien Sergey Kononov. Il s’agit de sa deuxième exposition avec la galerie, et de sa première dans l’espace parisien.
Pour cette exposition, Sergey Kononov présente une nouvelle sélection de peintures. Conçues à partir de photographies prises par l’artiste au cours des cinq dernières années, ces œuvres offrent des représentations intimes d’amis et de proches. Transposant l’instantanéité du médium photographique dans une écriture picturale riche, les compositions de Kononov sont minutieusement exécutées à l’huile sur toile. Saisies au ralenti, suspendues dans le temps, elles captent quelque chose de la fugacité de l’existence. Des couples sont représentés dans des étreintes nues, tandis que des figures solitaires alanguies s'abandonnent à la rêverie. Dans l’une des œuvres, un jeune homme pose nu, avec une aisance naturelle, soutenant le regard du spectateur. Dans une autre, un homme tatoue la peau de son amant. Capturant simultanément la vulnérabilité brute et l’assurance rebelle de la jeunesse, ces images sont imprégnées de familiarité et de langueur. Telles des fenêtres temporelles ouvertes sur le passé, elles se dressent comme des monuments à la mémoire.
Les peintures de Kononov sont élaborées selon un processus minutieux de superposition de couches. Dans des œuvres telles que Svitlana and Slavik (2026), ses sujets sont peints sur un fond monochrome. Enveloppés dans un vert profond et velouté, les corps du couple s'entrelacent comme un seul et unique organisme flottant dans l'espace. Étirés et comme dilatés par leur étreinte, ils paraissent coupés du monde qui les entoure. Dans une autre toile, Kononov expérimente une nouvelle palette épurée. La composition met en scène deux amantes immergées dans un espace blanc. Serrés l'un contre l'autre, leurs corps capturent les nuances fluctuantes de la peau nue, tandis que des mèches de cheveux tombent sur leurs visages tel un voile diaphane. À mesure que l'œil du spectateur s'adapte, l'environnement dépouillé passe d'une apparente abstraction à des draps froissés et des murs qui s'entrecroisent. Au sein de cette fluidité structurelle, l'artiste s’attache à explorer les variations tonales qui émergent en l'absence de couleur.
Dans ses œuvres de plus grand format, Kononov représente ses sujets dans des scènes d’intérieur élaborées. Dans l’une d’elles, un homme nu se tient debout, une cigarette à la main, sur un parquet en chevrons. Derrière lui, le buffet en bois lustré est peint avec autant de minutie que le protagoniste lui-même. Tourbillonnant et se déployant, le veinage du bois fait écho aux lignes souples des jambes du personnage, qui se fondent presque entièrement dans leur environnement. Dans une autre œuvre, l’artiste représente sa grand-mère : elle est allongée sur un couvre-lit rose à fleurs, vêtue d’une robe à motifs rouges et bleus. La tête appuyée sur une main, sa pose alanguie n’est troublée que par le contraste vibrant des matières. Marquées par le grain d’une époque révolue, les peintures de Kononov sont empreintes d’une profonde nostalgie. Elles frémissent et résonnent, se propageant dans le présent, alors même que le temps semble ostensiblement immobile.
Témoignant d’une inflexion subtile dans sa pratique, Kononov place le portrait au centre de ses nouvelles peintures. Ici, une part de l’intériorité de ses sujets semble transparaître au-delà de leurs contours physiques, alors que la lumière ricoche sur les lignes de leurs visages ou de leurs corps. Les œuvres puisent dans un ensemble de références de l’histoire de l’art – de l’usage de la lumière sans ombre chez Botticelli au geste pictural rythmé de Vincent Van Gogh, en passant par l’intensité chromatique de Paul Gauguin et les silhouettes étirées d’Egon Schiele. En contraste total avec les bouleversements sociopolitiques de son pays d’origine, les peintures de Kononov offrent des parenthèses de répit contemplatif.
Sergey Kononov (né en 1994 à Odessa, Ukraine) vit et travaille à Paris, en France. Son travail a fait l’objet d’expositions personnelles institutionnelles au Théâtre National de La Criée, Marseille (2020), au Musée national d’Art d’Ukraine, Kyiv (2015), ainsi qu’au Musée d’Art moderne d’Odessa (2014). Ses œuvres figurent dans les collections publiques de la FOLTA Foundation, Wrocław ; de la Fondation Francès, Clichy / Senlis ; et du Musée d’Art moderne d’Odessa.
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